Bunch, un lanceur de projets gratuit et puissant pour macOS

Bunch est une application macOS qui se loge dans le dock ou la barre des menus. C’est un lanceur d’espace de travail, il permet de lancer en un clic applications, documents, urls etc. Extrêmement pratique quand vous travaillez sur plusieurs projets, qui nécessitent chacun des ressources différentes.

Bunch = grappe, bouquet, botte, régime…

Je travaille sur un projet de BD, j’en suis au stade du storyboard et de la mise en place des textes. Pour cela, j’ai besoin d’avoir ouvert certaines applications et documents :

Exemple 1 :

CLIP STUDIO PAINT, pour dessiner et gérer le projet ; CotEditor, un éditeur de texte simple que j’apprécie, dans lequel je tape corrige et modifie mes textes ; PDF Expert, pour lire le fichier PDF contenant le scan de storyboard ; ainsi que les documents dont j’ai besoin : fichiers texte, document de gestion du projet de Clip Studio Paint, le fichier PDF…

Exemple 2 :

Pour un autre projet j’ai besoin d’avoir ouvert Scrivener, et le scénario sur lequel je travaille, Photoshop, le dossier ou je range les images, 2 ou 3 URL pour ma documentation…

Exemple 3 :

Pour un tutoriel vidéo je vais plutôt avoir besoin d’ouvrir Bear et ScreenFlow , de quitter tout le reste, d’activer ne pas déranger etc.

Lanceurs de projets

Il existe des workflows pour Alfred qui font ce type de chose, mais je les trouve très peu pratiques à configurer.
Le logiciel Workspaces sert à cela. Inclus dans l’abonnement Setapp je l’ai utilisé un temps.
Je trouve Bunch plus pratique et plus puissant, bien que sans doute moins « joli » et plus « geek ».

Ces logiciels logent dans la barre des menus (ou dans le dock), et c’est de là qu’on accède aux espaces de travail que l’on a déterminés.

Bunch, comment ça marche

La particularité, et la force de Bunch, sont qu’il se configure dans de simples fichiers textes. Ces fichiers textes, avec l’extension .bunch, se trouvent dans un simple dossier Bunches dans votre ordinateur.


Ainsi, pour l’exemple 1, Lesgouttes.bunch, il me suffira de taper le nom des applications, le chemin vers les fichiers à ouvrir par ces applications, en le précédant d’un tiret, ce qui me donnerait ça :

La grande force de ce programme est que je peux aussi ajouter quelques autres commandes, par exemple pour masquer les autres applications ouvertes, etc..
Je vous mets ici, traduit, le bunch d’exemple fourni, c’est :

# Les commentaires commencent par un dièse, les lignes vides sont ignorées

# utilsez @@ pour masquer les applications visibles. À utiliser en haut de la liste pour que ce soit lancé avant le reste.

@@

# Le nom des applications à lancer commence au début de la ligne

Messages

# Les applications lancées par Bunch peuvent être quittées quand un Bunch se ferme.
# Pour qu'une application ne se ferme pas quand un Bunch se ferme on peut mettre le symbole % devant le nom %Terminal

# Mettre un tiret devant le chemin d'un document pour l'ouvrir dans l'application
# Si la première ligne est XX, toutes les fenêtres de l'application seront fermées d'abord.
Finder
- XX
- ~/Desktop
- ~/Documents

# Il y a aussi moyen de passer des commandes entre parenthèses, seules les commandes reconnues par Bunch seront exécutées.
# ([hide|show] dock) -> Masquage du Dock on ou off
# ([hide|show] desktop) -> Montrer ou cacher les icônes du bureau
# (dnd [on|off]) -> Ne pas déranger on ou off (show dock)

# Une URL en dehors d'une application s'ouvre dans le navigateur par défaut https://brettterpstra.com/projects

# Vous pouvez aussi utiliser des schémas d'URL pour d'autres applications x-marked://open?file=Work Stuff.md

# Commencez une ligne Application avec un ! pour quitter cette
application si elle est lancée.

# Commencez une ligne avec un astérisque * pour lancer un applescript
* say "Bunch launched"

## Oou lancez un Shell script avec le signe dollar ($) ## and set environnent variables with "file" markers
# $ /usr/local/scripts/myscript.sh arg1 arg2
# - KEY=value

## Ou un Workflow Automator avec une eperluette (&) ## File markers will set variables for the workflow
# & ~/Documents/My Workflow.workflow
# - key=val

## Vous pouvez avoir des scripts qui se lancent quand vous fermez un bunch ## Vous pouvez utiliser différent arguments/variables dans le même script ## Comme ça !$, !&, and !*
# !$ /usr/local/scripts/myscript.sh quit
# - STATUS=closing

# Commencez une ligne avec @ pour "focus" cette application (masque les autres)
# Les commandes de Focus doivent être les dernières de la liste @Marked 2

# Allez voir la documentation pour plus d'infos : https://brettterpstra.com/projects/bunch

Ainsi, la version complète de mon Exemple 1 , lesgouttes.bunch ressemble à ça :

Pour le lancer je fais ça :


Ce qui me donne ça :

C’est le bronx, mais les applis dont j’ai besoin sont ouvertes, et les inutiles (Mail) quittées, ou masquées.
On note aussi, pour CotEditor, qu’entre crochets {}, j’ai envoyé une commande, un raccourci clavier (que j’ai configuré dans préférences système>Clavier>raccourcis>raccourcis de l’application, pour correspondre à fusionner toutes les fenêtres) afin de regrouper les différents documents texte dans des onglets.

Cela me permet d’accéder rapidement à mes documents, références et projets, sans avoir à parcourir mon disque dur dans tous les sens. Pratique quand on passe d’un projet à l’autre.

Bunch est un programme conçu par BrettTerpstra.com, un développeur indépendant, créateur nvALT (et d’un successeur en développement), Marked 2, de pleins de scripts et de trucs bien sympathiques pour les amateurs de markdown et de mode texte.
Bunch est gratuit, mais vous pouvez faire une donation à son créateur.

Je recommande fortement, je l’évoque d’ailleurs dans un streetcast (podcast) récent.
N’hésitez pas à partager vos astuces pour lancer des projets en commentaire.

Claviers et iPad — et comment passer de Qwerty en Azerty

Sur un iPad il est souvent agréable de pouvoir disposer d’un vrai clavier, un clavier physique.
Les solutions sont nombreuses, du smartkeyboard d’Apple à l’adaptateur USB en passant par n’importe quel clavier Bluetooth. Il existe aussi plusieurs claviers virtuels tiers intéressants pour optimiser ses frappes.

J’utilise à peu prêts tous les types de claviers pour communiquer avec mon iPad.

Les claviers virtuels

  • Le clavier de base, en AZERTY,
  • le clavier SwiftKey, qui permet de laisser glisser son doigt d’une lettre à l’autre pour « prèdire » la frappe. Certains détestent, d’autres adorent, il y a comme toujours une question d’habitude.
  • Le Clavier Myscript–Stylus qui permet d’écrire à la main, en cursive, mais qui n’est malheureusement plus distribué, l’éditeur préférant se concentrer sur son application de reconnaissance d’écriture (un must) Nebo, dont je me sers régulièrement pour écrire, mon écriture manuscrite étant retranscrite plutôt correctement. Avec le split screen et le « glisser-déposer » Nebo est aussi une option efficace pour saisir du texte.
  • Le clavier de Base en QWERTY, quand j’écris en anglais
  • Le clavier de Copied, un gestionnaire de copier/coller qui ne me sert que dans des cas particuliers.

Les claviers externes

J’utilise aussi des claviers externes, beaucoup plus pratiques pour taper de longs textes, des raccourcis clavier, ou simplement pour dégager une grande partie de l’écran de l’iPad.

  • Un clavier Bluetooth Key to go de Logitech m’accompagne en permanence. Il réside au fond de mon sac, et me sert beaucoup avec des logiciels iPad utilisant des raccourcis clavier.
  • Le logiciel MacOS Typeeto, vient occasionnellement me seconder. C’est un programme qui permet, à partir d’un mac de taper du texte sur un périphérique iOS. Dans les faits il me sert très régulièrement avec 1 un iPhone, (en particulier pour WhatsApp ou Instagram, applications qui ne sont pas optimisées pour iPad)  beaucoup moins sur l’iPad. Il fonctionne aussi avec des périphériques Androïd.
  • Un Clavier étendu Apple, en USB, connecté avec un adaptateur, me sert régulièrement, comme ici, à taper de long textes. On n’a pas fait mieux en termes de qualité de frappe.

AZERTY, QWERTY…

Malheureusement, parfois, le clavier « saute ». Il passe en QWERTY, et me voilà qvec un texte ,ql fichu plein d4invertions de lettres<

Heureusement, si je n’ai pas (encore) trouvé comment, et pourquoi, le clavier sautait, j’ai trouvé comment le rétablir simplement :

  • Si vous utilisez plusieurs types de clavier virtuels, certains fonctionnent en AZERTY, d’autres en QWERTY.
    Lorsque vous branchez un clavier physique, en Bluetooth ou en USB, il arrive que la frappe bascule sur un clavier non désiré, typiquement d’ AZERTY en QWERTY.
    Pour rétablir un autre clavier virtuel correspondant mieux à votre périphérique il faut appuyer sur la touche fn, qui permet de choisir son clavier.

    Cela permet de rétablir un clavier correspondant à votre frappe.
    Si vous avez des habitudes ou des astuces permettant de faciliter la frappe sur iPad à l’aide de claviers tiers, n’hésitez pas à partager en laissant un commentaire, je retourne taper.

Bonus :

Un lien vers une fiche technique d’Apple qui peut vous servir, si, comme moi,  vous vous retrouvez avec le clavier au milieu de l’écran, ou dissocié.
Quand ça m’est arrivé, j’ai d’abord pensé à un bug, alors que c’est une fonction.


  1. à noter que certains caractères diffèrent. Ainsi, avec Typeeto pour taper le dièse (ou hashtag), il me faut faire ⌥+⇧+ £ 

Comment effectuer des raccourcis clavier avec chiffres et majuscules — sans pavé numérique.

Peut-être avez avez-vous déjà rencontré ce souci, si vous êtes utilisateur de raccourcis clavier sur mac :

Dans certains programmes, par ailleurs de qualité, anglophones ou mal adaptés pour le français, certains raccourcis clavier en ⌘+chiffre ne sont pas accessibles directement sur les claviers AZERTY français de nos MacBook.

Que l’on soit en clavier Français, ou en clavier Français-numérique, la transformation des lettres accentuées en chiffres ne se fait pas.
Bien sûr on peut y ajouter la touche ⇧ pour accéder aux chiffres, mais cela interfère avec certains raccourcis de mac OS dès que l’on ajoute la touche ⌘.
Ainsi, en cherchant à faire ⌘+3 l’addition de la touche majuscule, ⌘+⇧+3, vous fera une copie d’écran plutôt que d’afficher ce que vous voulez.

J’ai longtemps utilisé Better touch Tool pour modifier certains raccourcis clavier et transformer mes ⌘+2 en ⌘+É dans les applications problématiques.


Par hasard, avec mes gros doigts, je suis tombé sur la solution intégrée, car oui elle existe, que je n’avais pas réussi à dégoter malgré plusieurs tentatives de recherche sur les moteurs de recherche les plus courants.
Il s’agit simplement, enfin, simplement… Ça nous transforme tout de même un raccourci à deux touches en raccourci à quatre touches, il suffit donc d’ajouter la touche fonction.
Ce qui transforme un ⌘+3 en ⌘+⇧+Fn+3

Illustration dans Slugline, cet excellent programme d’écriture de scénarios au format Fountain.1 Cela fonctionne parfaitement.
⌘+3 = Show/Hide Outline c’est-à-dire affiche ou masque la structure markdown du document.

On découvre tous les jours des fonctions pratiques.


  1. Fountain est une syntaxe, dérivée du markdown, pour écrire, travailler et partager des scénarios (screenplays). 

Repères sous Photoshop

Les repères, ou guides, dans Adobe Photoshop ou dans les applications de graphismes, sont ces traits, habituellement bleus, verticaux ou horizontaux qui servent visuellement, à placer des éléments.
Il est possible de « magnétiser » ces repères pour y adosser vos objets.
Ces guides s’obtiennent généralement en « tirant » à partir des règles (cmd+R, ou ctrl+R) vers l’endroit où l’on souhaite les afficher. Cette façon de placer ces lignes est pratique, mais pas toujours très précise.
Dans Photoshop, comme dans beaucoup d’autres logiciels de graphisme, bitmap ou vectoriel, un peu évolués, existe ce système de repères.
Ces lignes sont commodes pour aligner des objets, mais aussi, et surtout, dans le cadre de mes pratiques de dessinateur de bande dessinée, pour tracer cadres et cases.
Les marges par rapport à la taille de la page, la hauteur des cases, des bandes, et la taille des gouttières (l’espace entre les cases) sont des éléments qu’il est agréable de retrouver facilement.

Guide Guide

Depuis quelques années j’utilisais GuideGuide, un plugin, à l’origine gratuit, pour Photoshop et qui me permettait de poser précisément des repères.

Guideguide


Disponible pour les versions CS de Photoshop (CS4, CS6…) Il fonctionne sur les versions CC de Photoshop.
J’ai utilisé régulièrement cette extension pour placer des repères en indiquant des valeurs (mm), des pourcentages ou des divisions (colonnes). Ce petit logiciel additionnel permet aussi de sauvegarder des dispositions de guide, ce qui est une option intéressante dans bien des cas, en particulier celui de la création de BD.
En effet, j’ai plusieurs sets de guides, correspondant à divers formats de pages de BD, diverses dispositions, cela varie selon les projets, mais aussi selon les éditeurs. Guide Guide en autorise la mémorisation, puis, lors de l’utilisation, éventuellement, la combinaison.

Après avoir longtemps été gratuit, le concepteur de cette extension a décidé de la rendre payante. Si vous avez ce plugin, il continue de faire son usage, normalement, sans surcout, mais ne sera plus mis à jour.
Si vous ne le possédez pas déjà, il nécessite dorénavant un d’abonnement. Je ne sais si son auteur a réussi à en vendre beaucoup, mais il se trouve qu’en même temps…

Adobe a ajouté à Photoshop CC une fonction…

Disporeperes

Une fenêtre où définir simplement des guides pour les marges (selon des principes similaires à Guide Guide, mais avec tout de même quelques options pratiques en moins) est désormais facilement accessible.
Cette nouvelle fonction de Photoshop CC se trouve dans le menu Affichage, sous le nom : « Nouvelle disposition des repères »
Ce menu ouvre une fenêtre où l’on peut définir Colonnes, rangées, marges et gouttières… Bref tout ce qui est nécessaire à l’établissement d’une grille de repères efficace et rapide à mettre en place.

Depuis quelque temps, Adobe publie une série de mini-tutoriaux sur les fonctions de ses logiciels.
How to align objects guide.

Pour gérer les guides d’alignements

Si vous êtes resté sous CS, Guide guide est un bon choix, si vous réussissez à vous procurer une ancienne version (GuideGuide 4) non encore soumise à abonnement.
La dernière version (40 €/an !) n’est compatible qu’à partir de Photoshop CC2015
GuideGuide fonctionne aussi sous Illustrator et Adobe XD et Sketch

Sous Photoshop CC, la fonction intégrée est désormais, pour mes besoins, suffisante et bigrement efficace.

Désinstaller, réinstaller… applications macOS, mai 2019

Il m’arrive souvent de faire du tri dans mes applications.
Désinstaller d’anciennes applications obsolètes, dont je n’ai pas l’utilité, qui font doublon ou qui sont devenues inutiles par une mise à jour du système. Bref, d’aller vers un peu de minimalisme numérique bénéfique à ma productivité. Les applications dont parle ici, sont des logiciels de qualité, qui ont toujours passé le stade du simple essai. C’est toujours avec une certaine hésitation et une pointe de regret que je les supprime.
Certains programme ne tournent que sur mac, d’autres sont multiplateforme.

M=mac, W=windows, L=linux, C=Chrome, iOS=iOS…

Il m’arrive aussi de réinstaller des applications que j’avais supprimées.
Pour leur redonner une chance ou parce qu’elles ont (re) trouvé une place dans mon workflow.

Ainsi, en ce pluvieux mois de mai, sur macOS, version Mojave, j’ai procédé à quelques désinstallations et réinstallations.

Désinstallation macOS

Emportés par la vague ce mois-ci :

  • Monosnap (MWC) un excellent logiciel de copie d’écran, puissant et gratuit, que j’utilisais avec bonheur depuis des années. La fonction de copie d’écran de macOS Mojave ayant fait d’énormes progrès, il ne m’est plus utile. Pourtant il garde des arguments : une fonction de copie d’écran vidéo, et un système de stockage vers le web.
    Si la copie d’écran sous Mojave vous intéresse, je vous renvoie vers le très intéressant livre d’Audrey Couleau consacré au sujet.
  • iThoughtsX (MWiOS). Un logiciel de mindmapping, excellent lui aussi, que j’ai remplacé depuis quelques mois par MindNode(MiOS). Ces 2 logiciels étant disponibles dans mon abonnement Setapp(M), je pourrais facilement rechanger d’idée prochainement. Pour l’instant je favorise MindNode, plus coloré et offrant un menulet permettant d’esquisser, à partir de la barre des menus de macOS, un début de plan.
Menulet mindnode
  • FoldingText — Plain text productivity for Mac users (M), cet excellent programme d’écriture en markdown, dont le développement est un peu erratique, avait pourtant une fonction bien pratique : Fold. En effet avec cette application, les chapitres définis par des niveaux de titre peuvent être masqués d’un simple clic. Une fonction que j’aurais bien aimé retrouver ailleurs, mais qui finalement n’est pas si primordiale.
  • Retrobatch, from Flying Meat (M), programme très bien conçu (par les développeurs d’Acorn, un programme que j’apprécie) pour automatiser des traitements d’image. Mais entre Photoshop et Graphic Converter, je n’ai pas vraiment l’utilité d’un programme supplémentaire pour ce genre de tache (entre $30 et $50€).
  • Unite for macOS pour transformer des sites en application. Disponible via Setapp, cette application est très bien, elle fait exactement la même chose que Fluid – Turn any webpage into a real Mac App (qui est un peu moins cher), mais finalement, dans un souci de minimalisme, je préfère des signets dans mon navigateur pour ces types d’applications qui souvent servent à résoudre un besoin spécifique.
  • ID Util, un programme trouvé pour pouvoir visualiser des fichiers inDesign sans InDesign, mais pour que ça marche il faut que le fichier indd ait bien été pensé avec prévisualisation (preview)… Bref un programme pas très efficace ni utile.

Voilà pour ma vague de désinstallation de ces dernières semaines.
Je pourrais y ajouter quelques autres programmes qui ont cessé de fonctionner sous macOS Mojave (comme le regretté ControlPlane | Context Sensitive Computing qui me simplifiait bien la vie, en particulier avec les imprimantes.)

Lemke98

Re installations macOS :

  • GraphicConverter (M), cet excellent logiciel de manipulation d’images, dont je m’étais débarrassé, car parfois complexe et faisant doublon avec d’autres logiciels du domaine, est revenu dans mon workflow. Sa puissance est exceptionnelle, bien que sa richesse le rende parfois confus. Pour la petite histoire, c’est le premier « shareware » que j’ai acheté, c’était au siècle dernier.[1].

Installations… pour Test

  • Drawpile (MWL), programme de dessin, mais collaboratif en ligne, à tester, avec d’autre dessinateurs.

Pour désinstaller mes applications, j’utilise en général AppCleaner, programme gratuit qui permet de supprimer les fichiers divers liés aux applications en même temps que celles-ci. Il m’arrive aussi parfois de le faire avec CleanMyMac X (qui est inclus dans l’abonnement Setapp).


  1. bon il y a eu quelques renouvèlements de licence depuis.  ↩

Alternatives Adobe™

Il existe de nombreuses alternatives à la suite Adobe Creative Cloud.
La force de l’habitude, le poids dans les industries de la création et la complémentarité entre toutes les applications de l’Adobe Creative Suite font qu’il nous est souvent difficile d’imaginer s’en passer. Cet ensemble d’applications est de grande qualité, mais à plus de 60€, par mois, la question se pose régulièrement.

Dans un podcast, streetcast récent, je m’interrogeais à ce sujet.

L’illustrateur Michael Sexton, propose, sur son Patreon une liste d’alternatives à la Suite Adobe : Adobe Software Alternatives | Michael Sexton on Patreon.
C’est une chouette initiative, abondamment relayée, qui permet de se rendre compte qu’il existe une vie en dehors d’Adobe.

Dans cette liste, il manque forcément de nombreux logiciels comme la suite Coreldraw, et des logiciels de traitement photo/dessin purement mac : Acorn, pixelmator, Graphic converter…
Adobe Photoshop Alternatives and Similar Software – AlternativeTo.net

Sur iPad

Concernant l’illustration bitmap (Photoshop) ou vectorielle (illustrator) il existe aussi, sur iPad, iPad pro, toute une gamme de logiciels très performants concurrençant largement les versions « desktop » évoquées dans cette infographie, à des prix allant de gratuits à une vingtaine d’euros.

Illustration Type Bitmap (iPad) :

Illustration type vectorielle (iPad) :

Ces exemples ne sont pas exhaustifs, il existe encore bien d’autres alternatives.

Je ne parle que des domaines que je pratique…

Chez Adobe, je n’utilise personnellement que Photoshop : Formule Adobe Creative Cloud pour la Photo | Logiciel de retouche photo professionnel à 12€ par mois, mais régulièrement, je me pose la question. Récemment Adobe a annoncé ne plus autoriser que les versions récentes de ses logiciels. Utilisateur de la version 2018 de Photoshop, pour des raisons pratiques liées à l’utilisation de plug-ins non compatibles avec la version 2019 (et à quelques bugs de celle-ci), cette question n’a pas fini de revenir sur le tapis.

Pour mes autres besoins, j’utilise des alternatives, soit en achat ferme (suite Affinity, Clip Studio Paint…) soit en Open Source (Krita, Scribus…) :

Et vous ? Êtes-vous fidèles à Adobe, hésitez-vous à basculer ou réussissez-vous à vous passer d’Adobe, et de son système d’abonnements ?

Split Text Photoshop

Voilà un long moment que je cherche comment, sous Photoshop, diviser, scinder, un calque texte en plusieurs calques textes.
Après plusieurs essais et solutions plus ou moins tordus, j’ai trouvé un script… qui ne marche pas. Mais en coupant un peu dedans, j’arrive à une solution suffisante à combler mes besoins.

Mais pourquoi vouloir scinder un calque texte en plusieurs calques textes ?

Quand je dois mettre en page des textes dans une bande dessinée il est pratique de préalablement taper du texte dans un éditeur de texte afin d’en corriger l’orthographe, la syntaxe, de travailler ou récupérer le texte dans un seul fichier.
Dans Photoshop, il est pratique d’avoir le texte de chaque bulle sur un calque séparé afin de pouvoir le déplacer dans la page, le retravailler bulle par bulle.
Une page de BD compte souvent entre 9 et 12 cases, avec entre une et trois bulles par case. Soit, si l’on importe les textes bulle par bulle, entre 9 et 36 « aller-retours » : copier, créer calque texte, coller.
Importer le texte de toutes les bulles en un seul copié/collé est un gain de temps important.

Un seul copier-coller pour importer tous mes textes dans mon document Photoshop.

N’ayant pas trouvé de solutions satisfaisantes jusqu’à maintenant, j’avais bricolé à l’aide du logiciel KeyBoard Maestro, une série d’actions que je déclenchais par une touche. Ce « script » permettait de copier une phrase de la coller dans un texte dans Photoshop puis de revenir dans l’éditeur de texte de copier la phrase suivante et ainsi de suite.
Un peu long compliqué et pas toujours parfait, l’action butant parfois sur des espaces où des retours à la ligne hasardeux ou des coordonnées approximatives. Pour créer un nouveau calque texte à chaque fois dans Photoshop, cela passait par des coordonnées sur l’écran, ce qui ne rendait pas ce script fiable dans toutes les situations. Néanmoins, cette solution m’a quand même fait gagner un peu de temps sur certains travaux de bandes dessinées.


Puis, je l’avais remplacée par un workflow plus simple, mais plutôt efficace, consistant à utiliser des gestionnaires de copier-coller (Copied et Alfred).
Je copiais tous les textes de mes bulles puis dans Photoshop je créais mes calques textes et y collait le texte de chaque bulle, utilisant les coller multiple de Alfred.
J’avais même trouvé un script pour diviser les textes, aux retours à la ligne en plusieurs extraits de texte à coller.
Mais toutes ces méthodes impliquaient de déclencher un certain nombre d’actions sur les fichiers textes.
Sur iOS, j’ai même tenté avec l’application Raccourcis de diviser un texte copié en plusieurs morceaux de texte, mais avec des résultats trop aléatoires pour être exploitables… et sans grand intérêt, Photoshop n’étant pas (encore) disponible sous iOS. Bref.

J’ai longtemps erré à la recherche d’une solution simple et efficace.

Récemment, j’ai relancé une recherche pour voir si quelqu’un n’avait pas développé une solution satisfaisante à ce problème que le monde entier doit partager, à mon avis.

J’ai trouvé ce script javascript :

photoshop-scripts/text-separator.jsx qui me paraît faire ce dont j’ai besoin.
Malheureusement en l’essayant, Photoshop me renvoie un message d’erreur. (Je ne sais si c’est dû à la version de Photoshop CC2018 ou au fait que je sois sur MacOs)
Ce script paraissant assez simple, j’ai fait quelques essais de suppression d’éléments problématiques pour arriver à le faire fonctionner.

Modifié comme cela :

N’ayant que de très très très vagues et lointaines connaissances en javascript, je me suis contenté de supprimer quelques lignes qui semblaient poser problème.

// select text layer and run script
// it will split one text layer to several layers by linebreaks
// showcase: https://www.youtube.com/watch?v=5oQgwZdW9Modoc =

app.activeDocument;
layer = doc.activeLayer;
var text = layer.textItem.contents;
var textArray = text.split(“\r”);
var pos = layer.textItem.position;
var leading = +20;

layer.textItem.contents=textArray[0]
layer.name = textArray[0]
for (var k=1; k<textArray.length;k++)
{
tmp = layer.duplicate();
tmp.textItem.position = [pos[0], pos[1]+(Number(leading)*k)]
tmp.textItem.contents = textArray[k];
}

À écrire dans un fichier texte qu’on nommera text-separator.jsx
Ce script est à placer dans le dossier /Applications/Adobe Photoshop CC 2018/Presets/Scripts/text-separator.jsx

On y accède par le menu Fichier/Scripts.
L’action prend quelques secondes, mais le résultat est là, ça fonctionne, je n’ai plus qu’à déplacer mes calques :

À chaque retour à la ligne un nouveau calque est créé.
Je peux ainsi déplacer mes textes, les retravailler (retours à la ligne) calque par calque, bulle par bulle.
C’est un gain de temps non négligeable, et surtout quelques minutes de travail répétitif et inintéressant de gagné.

Si vous connaissez une solution plus satisfaisante, ou plus complète, n’hésitez pas à me le faire savoir.

En attendant j’ai aussi consacré un podcast / streetcast à ce sujet :

BD Reportage

J’ai réalisé, ces dernières années, plusieurs histoires courtes en bande dessinée.
Que ce soit des projets personnels, des partenariats, des travaux de commandes ou même des expériences et autres « contests » du type les 24 heures de la bande dessinée, ces BD vivent un temps, puis dorment en PDF au fond de mon ordinateur. (ou de ceux de mes commanditaires). Je me propose de vous faire profiter ici, ou plutôt sur Calaméo – BD, régulièrement, l’un ou l’autre de ces récits.

Reportage en startup

En 2016, le LyonBD Festival, festival international de bande dessinée à LYON, m’envoie, en partenariat avec le CIC, en reportage dans une startup lyonnaise : The Cosmo company, (rebaptisée depuis « Cosmo Tech | Augmented Intelligence for Asset Optimization » les choses vont vite dans le monde des startups).
Cette bande dessinée reportage a été exposée sur de grands panneaux, dans divers lieux, à Lyon, avant, durant, et après le festival.

C’est par ici, ou dans le lecteur intégré ci-dessous.
Bonne lecture

Bd reportage Cosmo company

Publish at Calameo

3 trucs essentiels pour utiliser Clip Studio Paint

 

Trois choses à faire qui vont vous permettre de bien démarrer sur Clip Studio Paint, il s’agit là d’astuces techniques, de contournements de bugs (ou de mauvaises adaptations).

Clip Studio Paint est un logiciel de dessin, style Photoshop, mais orienté vers la production d’illustrations et de bandes dessinées, d’ailleurs son ancien nom est Manga Studio.

Prisé des professionnels dans le monde entier, il compte des outils très pratiques pour produire des BD, des mangas et même depuis peu des séquences animées.

Basé sur des brosses, des assistants (de perspective ou 3D ) des calques (bitmaps, vectoriels) c’est un logiciel à essayer, voir à posséder absolument si vous pratiquez le dessin de bande dessinée.

Décliné en 3 versions il est disponible à des prix abordables, de 40€ à 200€.

Je vous parle ici de la version EX, la plus avancée, que l’on trouve souvent en promotion aux alentours d’une centaine d’euros, ce qui est donné pour une application professionnelle de cette qualité. Il existe sous Mac, Windows et iPad.

Ce logiciel japonais et multiplateforme (mac, windows) peut être parfois un peu déroutant, et demande un peu de pratique avant d’être maitrisé. Rien de rébarbatif cependant, les avantages qu’il y a à utiliser cet outil étant énormes, et une riche documentation en ligne existe (souvent en anglais).

3 réglages à faire1 :

Les raccourcis clavier

Ce logiciel japonais, traduit dans de nombreuses langues, ne sait pas qu’il existe d’autres claviers que le clavier QWERTY

Ainsi si vous utilisez des raccourcis clavier standards, sur un clavier AZERTY, vous allez quitter le logiciel alors que vous vouliez tout sélectionner, ou fermer la fenêtre alors que vous vouliez annuler.

Heureusement, tous les raccourcis clavier sont configurables, il vous faut donc aller dans les préférences (Paramètres de raccourcis du menu Clip Studio Paint) puis de configurer les raccourcis avec A, Q, Z, W, M… etc. Bref, ceux qui posent problème à vos réflexes.

L’écran secondaire

Clip Studio Paint s’utilise avec une tablette graphique, dans l’idéal avec une tablette-écran de type Cintiq.

Dans le cas d’une Cintiq, ou de double écran, pour éviter qu’un certain nombre de bugs (légers, mais qui peuvent être agaçants) d’affichage de l’interface ne se produisent (par exemple la barre d’outils horizontale passe sous les panneaux latéraux en cas de redimensionnements) il faut configurer cette tablette-écran, ou l’écran sur lequel s’affiche la fenêtre principale de Clip Studio Paint, comme écran principal de votre ordinateur.

Sous Mac, cela consiste à ouvrir le panneau Moniteur des préférences système, et à glisser l’image de la barre des menus sur l’écran que vous voulez principal.

L’éditeur de texte

Je crois que l’éditeur de texte, dans sa version complète, n’est présent que dans la version EX.

Un peu difficile à appréhender, et comportant quelques bugs pour nous utilisateurs d’alphabet latin, ne nous en cachons pas, l’utilisation des outils textes de CSP reste quand même vraiment intéressante. Un exemple : le texte « suit » les bulles : le texte peut être lié à la bulle, et être redimensionné en même temps.

Il y a surtout un module, qui m’est maintenant indispensable pour une histoire de plus d’une page, qui permet de gérer entièrement les textes d’une histoire : l’éditeur d’histoire.

Au format texte, il permet d’importer, en une passe, tous les dialogues d’une histoire, et par la suite une fois que les dialogues sont mis en bulles, il permet de corriger ou de changer le texte des bulles. Bref un outil génial.

Mais, sans doute dû aux origines japonaises de CSP, un petit bug subsiste et survit. Il arrive (c’est un bug) que, sur une nouvelle histoire, si l’on essaye d’entrer du texte par l’éditeur de texte sans avoir préalablement disposé un petit bout de texte dans la page celui-ci s’insère à la verticale ( même si les réglages sont corrects dans le logiciel).

L’astuce consiste donc à placer normalement dans la première page, avec l’outil texte, un petit bout de texte, puis à coller le reste par l’éditeur d’histoire.

Un outil indispensable

Une fois réglés les 3 points ci-dessus, Clip Studio Paint est un outil génial, avec lequel j’ai déjà réalisé plusieurs albums édités.
Vous pouvez voir des exemples de mon utilisation de Clip Studio Paint en suivant ma chaine YouTube sur laquelle je poste régulièrement des vidéos Work in Progress. Vous pouvez aussi me retrouver parfois sur Twitch (en général, je l’annonce sur Twitter).

  1. Je travaille sur Mac, il est possible que certains bugs évoqués ici ne se produisent pas sous Windows

Le Grug de Blog…

Bienvenue sur mon nouveau Blog WordPress.

Ce Blog est encore en cours d’ajustements. Ici je traite de mon métier d’auteur, dessinateur de BD, illustrateur et Middle Geek Lyonnais.

J’y partage, et y partagerai désormais à la fois des dessins et vidéos de mes travaux, des conseils, des tips, trucs et astuces, des liens et des articles sur des choses qui me sont utiles dans mon métier de créateur d’images et de raconteur d’histoire.

wip…