Repères sous Photoshop

Les repères, ou guides, dans Adobe Photoshop ou dans les applications de graphismes, sont ces traits, habituellement bleus, verticaux ou horizontaux qui servent visuellement, à placer des éléments.
Il est possible de « magnétiser » ces repères pour y adosser vos objets.
Ces guides s’obtiennent généralement en « tirant » à partir des règles (cmd+R, ou ctrl+R) vers l’endroit où l’on souhaite les afficher. Cette façon de placer ces lignes est pratique, mais pas toujours très précise.
Dans Photoshop, comme dans beaucoup d’autres logiciels de graphisme, bitmap ou vectoriel, un peu évolués, existe ce système de repères.
Ces lignes sont commodes pour aligner des objets, mais aussi, et surtout, dans le cadre de mes pratiques de dessinateur de bande dessinée, pour tracer cadres et cases.
Les marges par rapport à la taille de la page, la hauteur des cases, des bandes, et la taille des gouttières (l’espace entre les cases) sont des éléments qu’il est agréable de retrouver facilement.

Guide Guide

Depuis quelques années j’utilisais GuideGuide, un plugin, à l’origine gratuit, pour Photoshop et qui me permettait de poser précisément des repères.

Guideguide


Disponible pour les versions CS de Photoshop (CS4, CS6…) Il fonctionne sur les versions CC de Photoshop.
J’ai utilisé régulièrement cette extension pour placer des repères en indiquant des valeurs (mm), des pourcentages ou des divisions (colonnes). Ce petit logiciel additionnel permet aussi de sauvegarder des dispositions de guide, ce qui est une option intéressante dans bien des cas, en particulier celui de la création de BD.
En effet, j’ai plusieurs sets de guides, correspondant à divers formats de pages de BD, diverses dispositions, cela varie selon les projets, mais aussi selon les éditeurs. Guide Guide en autorise la mémorisation, puis, lors de l’utilisation, éventuellement, la combinaison.

Après avoir longtemps été gratuit, le concepteur de cette extension a décidé de la rendre payante. Si vous avez ce plugin, il continue de faire son usage, normalement, sans surcout, mais ne sera plus mis à jour.
Si vous ne le possédez pas déjà, il nécessite dorénavant un d’abonnement. Je ne sais si son auteur a réussi à en vendre beaucoup, mais il se trouve qu’en même temps…

Adobe a ajouté à Photoshop CC une fonction…

Disporeperes

Une fenêtre où définir simplement des guides pour les marges (selon des principes similaires à Guide Guide, mais avec tout de même quelques options pratiques en moins) est désormais facilement accessible.
Cette nouvelle fonction de Photoshop CC se trouve dans le menu Affichage, sous le nom : « Nouvelle disposition des repères »
Ce menu ouvre une fenêtre où l’on peut définir Colonnes, rangées, marges et gouttières… Bref tout ce qui est nécessaire à l’établissement d’une grille de repères efficace et rapide à mettre en place.

Depuis quelque temps, Adobe publie une série de mini-tutoriaux sur les fonctions de ses logiciels.
How to align objects guide.

Pour gérer les guides d’alignements

Si vous êtes resté sous CS, Guide guide est un bon choix, si vous réussissez à vous procurer une ancienne version (GuideGuide 4) non encore soumise à abonnement.
La dernière version (40 €/an !) n’est compatible qu’à partir de Photoshop CC2015
GuideGuide fonctionne aussi sous Illustrator et Adobe XD et Sketch

Sous Photoshop CC, la fonction intégrée est désormais, pour mes besoins, suffisante et bigrement efficace.

Sélectionner un calque dans Clip Studio Paint.

Deux petits gifs anims pour montrer comment sélectionner un calque dans Clip Studio Paint.
Pour répondre à la question d’un collègue sur Twitter :

Tiens j’ai une question au passage, maître Grug. Comment fait-on pour que la flèche pour bouger les calques (V) (la flèche noire avec les flèches croisées) puisse sélectionner automatiquement le calque d’un morceau de dessin que tu cliques ?

Sous Photoshop, tu as juste à cocher « sélection automatique -> Calque ou dossier ». Là je ne trouve pas. Je suis pourtant à peu près sûr que ça marchait sous Manga Studio.

Nous jonglons souvent entre Photoshop et Clip StudioPaint et certains réflexes, certaines actions sont différentes.

La flèche pour déplacer les calques, par exemple sous Clip StudioPaint est accessible par le raccourci V sous Photoshop, K sous Clip StudioPaint.
Les raccourcis sont modifiables dans les 2 applications.

À partir d’un outil normal

(Genre plume P) un appui sur la touche cmd (sur Mac, probablement ctrl sur PC) cmd + un clic sur un élément du dessin sélectionne le calque sur lequel se trouve cet élément.

sélectionner un calque à partir de loutil Plume

À partir de l’outil déplacement de calque

(K chez moi) cmd+maj + clic sur un élément du calque à sélectionner fonctionne. (idem, probablement cmd=ctrl sous Windows)

sélectionner un calque à partir de loutil déplacement

L’outil Opération

et ses sous-outils Object ou Layer selection (notons la qualité de la traduction en français…) sont aussi des options à envisager pour effectuer ce type d’action.

3 trucs essentiels pour utiliser Clip Studio Paint

 

Trois choses à faire qui vont vous permettre de bien démarrer sur Clip Studio Paint, il s’agit là d’astuces techniques, de contournements de bugs (ou de mauvaises adaptations).

Clip Studio Paint est un logiciel de dessin, style Photoshop, mais orienté vers la production d’illustrations et de bandes dessinées, d’ailleurs son ancien nom est Manga Studio.

Prisé des professionnels dans le monde entier, il compte des outils très pratiques pour produire des BD, des mangas et même depuis peu des séquences animées.

Basé sur des brosses, des assistants (de perspective ou 3D ) des calques (bitmaps, vectoriels) c’est un logiciel à essayer, voir à posséder absolument si vous pratiquez le dessin de bande dessinée.

Décliné en 3 versions il est disponible à des prix abordables, de 40€ à 200€.

Je vous parle ici de la version EX, la plus avancée, que l’on trouve souvent en promotion aux alentours d’une centaine d’euros, ce qui est donné pour une application professionnelle de cette qualité. Il existe sous Mac, Windows et iPad.

Ce logiciel japonais et multiplateforme (mac, windows) peut être parfois un peu déroutant, et demande un peu de pratique avant d’être maitrisé. Rien de rébarbatif cependant, les avantages qu’il y a à utiliser cet outil étant énormes, et une riche documentation en ligne existe (souvent en anglais).

3 réglages à faire1 :

Les raccourcis clavier

Ce logiciel japonais, traduit dans de nombreuses langues, ne sait pas qu’il existe d’autres claviers que le clavier QWERTY

Ainsi si vous utilisez des raccourcis clavier standards, sur un clavier AZERTY, vous allez quitter le logiciel alors que vous vouliez tout sélectionner, ou fermer la fenêtre alors que vous vouliez annuler.

Heureusement, tous les raccourcis clavier sont configurables, il vous faut donc aller dans les préférences (Paramètres de raccourcis du menu Clip Studio Paint) puis de configurer les raccourcis avec A, Q, Z, W, M… etc. Bref, ceux qui posent problème à vos réflexes.

L’écran secondaire

Clip Studio Paint s’utilise avec une tablette graphique, dans l’idéal avec une tablette-écran de type Cintiq.

Dans le cas d’une Cintiq, ou de double écran, pour éviter qu’un certain nombre de bugs (légers, mais qui peuvent être agaçants) d’affichage de l’interface ne se produisent (par exemple la barre d’outils horizontale passe sous les panneaux latéraux en cas de redimensionnements) il faut configurer cette tablette-écran, ou l’écran sur lequel s’affiche la fenêtre principale de Clip Studio Paint, comme écran principal de votre ordinateur.

Sous Mac, cela consiste à ouvrir le panneau Moniteur des préférences système, et à glisser l’image de la barre des menus sur l’écran que vous voulez principal.

L’éditeur de texte

Je crois que l’éditeur de texte, dans sa version complète, n’est présent que dans la version EX.

Un peu difficile à appréhender, et comportant quelques bugs pour nous utilisateurs d’alphabet latin, ne nous en cachons pas, l’utilisation des outils textes de CSP reste quand même vraiment intéressante. Un exemple : le texte « suit » les bulles : le texte peut être lié à la bulle, et être redimensionné en même temps.

Il y a surtout un module, qui m’est maintenant indispensable pour une histoire de plus d’une page, qui permet de gérer entièrement les textes d’une histoire : l’éditeur d’histoire.

Au format texte, il permet d’importer, en une passe, tous les dialogues d’une histoire, et par la suite une fois que les dialogues sont mis en bulles, il permet de corriger ou de changer le texte des bulles. Bref un outil génial.

Mais, sans doute dû aux origines japonaises de CSP, un petit bug subsiste et survit. Il arrive (c’est un bug) que, sur une nouvelle histoire, si l’on essaye d’entrer du texte par l’éditeur de texte sans avoir préalablement disposé un petit bout de texte dans la page celui-ci s’insère à la verticale ( même si les réglages sont corrects dans le logiciel).

L’astuce consiste donc à placer normalement dans la première page, avec l’outil texte, un petit bout de texte, puis à coller le reste par l’éditeur d’histoire.

Un outil indispensable

Une fois réglés les 3 points ci-dessus, Clip Studio Paint est un outil génial, avec lequel j’ai déjà réalisé plusieurs albums édités.
Vous pouvez voir des exemples de mon utilisation de Clip Studio Paint en suivant ma chaine YouTube sur laquelle je poste régulièrement des vidéos Work in Progress. Vous pouvez aussi me retrouver parfois sur Twitch (en général, je l’annonce sur Twitter).

  1. Je travaille sur Mac, il est possible que certains bugs évoqués ici ne se produisent pas sous Windows

Le mode lecteur de Firefox

j’adore le mode lecteur de Firefox.
Le mode lecteur c’est ce bouton en forme de livre ouvert qui se trouve dans les barre d’adresse du navigateur.
Une fois activé1, il se colore en orange, et le texte2de la page web que l’on consulte se trouve mis en page dans un style simple, clair et lisible.
– On peut modifier le style de la page (icône Aa) selon ses gouts.
– on peut activer la lecture audio grâce à l’icône adéquate (vous trouverez, il n’y en a que 2)
Pratique et agréable, un façon de lire plutôt que feuilleter les internets.


  1. ainsi que les images contenues dans l’article ↩︎

  2. en cliquant sur l’icône, ou dans le menu Affichage>Passer en mode lecture ↩︎