Inktober, inktoutouber et caetera

En retard pour mes dessins #inktober, ce « défi » lancé par l’illustrateur Jake Parker il y a plus de 10 ans, je tente de me rattraper en profitant d’une séance de dédicace.
Pour cette année, j’ai décidé de me baser sur la liste établie par @garagedeloffre, baptisée #inktoutouber, et constituée essentiellement de chiens.

Pour cet #inktober, sur l’ensemble de ce mois d’octobre 2019, j’ai varié les techniques, utilisant principalement des feutres tombow, mais aussi des logiciels d’animation sur iPad.

Mon défi personnel pour cet inktober 2019 n’est pas nécessairement de travailler mon encrage, mais de me remettre au dessin, et de m’entrainer à dessiner, styliser, des chiens.

Alternatives Adobe™

Il existe de nombreuses alternatives à la suite Adobe Creative Cloud.
La force de l’habitude, le poids dans les industries de la création et la complémentarité entre toutes les applications de l’Adobe Creative Suite font qu’il nous est souvent difficile d’imaginer s’en passer. Cet ensemble d’applications est de grande qualité, mais à plus de 60€, par mois, la question se pose régulièrement.

Dans un podcast, streetcast récent, je m’interrogeais à ce sujet.

L’illustrateur Michael Sexton, propose, sur son Patreon une liste d’alternatives à la Suite Adobe : Adobe Software Alternatives | Michael Sexton on Patreon.
C’est une chouette initiative, abondamment relayée, qui permet de se rendre compte qu’il existe une vie en dehors d’Adobe.

Dans cette liste, il manque forcément de nombreux logiciels comme la suite Coreldraw, et des logiciels de traitement photo/dessin purement mac : Acorn, pixelmator, Graphic converter…
Adobe Photoshop Alternatives and Similar Software – AlternativeTo.net

Sur iPad

Concernant l’illustration bitmap (Photoshop) ou vectorielle (illustrator) il existe aussi, sur iPad, iPad pro, toute une gamme de logiciels très performants concurrençant largement les versions « desktop » évoquées dans cette infographie, à des prix allant de gratuits à une vingtaine d’euros.

Illustration Type Bitmap (iPad) :

Illustration type vectorielle (iPad) :

Ces exemples ne sont pas exhaustifs, il existe encore bien d’autres alternatives.

Je ne parle que des domaines que je pratique…

Chez Adobe, je n’utilise personnellement que Photoshop : Formule Adobe Creative Cloud pour la Photo | Logiciel de retouche photo professionnel à 12€ par mois, mais régulièrement, je me pose la question. Récemment Adobe a annoncé ne plus autoriser que les versions récentes de ses logiciels. Utilisateur de la version 2018 de Photoshop, pour des raisons pratiques liées à l’utilisation de plug-ins non compatibles avec la version 2019 (et à quelques bugs de celle-ci), cette question n’a pas fini de revenir sur le tapis.

Pour mes autres besoins, j’utilise des alternatives, soit en achat ferme (suite Affinity, Clip Studio Paint…) soit en Open Source (Krita, Scribus…) :

Et vous ? Êtes-vous fidèles à Adobe, hésitez-vous à basculer ou réussissez-vous à vous passer d’Adobe, et de son système d’abonnements ?

Sélectionner un calque dans Clip Studio Paint.

Deux petits gifs anims pour montrer comment sélectionner un calque dans Clip Studio Paint.
Pour répondre à la question d’un collègue sur Twitter :

Tiens j’ai une question au passage, maître Grug. Comment fait-on pour que la flèche pour bouger les calques (V) (la flèche noire avec les flèches croisées) puisse sélectionner automatiquement le calque d’un morceau de dessin que tu cliques ?

Sous Photoshop, tu as juste à cocher « sélection automatique -> Calque ou dossier ». Là je ne trouve pas. Je suis pourtant à peu près sûr que ça marchait sous Manga Studio.

Nous jonglons souvent entre Photoshop et Clip StudioPaint et certains réflexes, certaines actions sont différentes.

La flèche pour déplacer les calques, par exemple sous Clip StudioPaint est accessible par le raccourci V sous Photoshop, K sous Clip StudioPaint.
Les raccourcis sont modifiables dans les 2 applications.

À partir d’un outil normal

(Genre plume P) un appui sur la touche cmd (sur Mac, probablement ctrl sur PC) cmd + un clic sur un élément du dessin sélectionne le calque sur lequel se trouve cet élément.

sélectionner un calque à partir de loutil Plume

À partir de l’outil déplacement de calque

(K chez moi) cmd+maj + clic sur un élément du calque à sélectionner fonctionne. (idem, probablement cmd=ctrl sous Windows)

sélectionner un calque à partir de loutil déplacement

L’outil Opération

et ses sous-outils Object ou Layer selection (notons la qualité de la traduction en français…) sont aussi des options à envisager pour effectuer ce type d’action.

3 trucs essentiels pour utiliser Clip Studio Paint

 

Trois choses à faire qui vont vous permettre de bien démarrer sur Clip Studio Paint, il s’agit là d’astuces techniques, de contournements de bugs (ou de mauvaises adaptations).

Clip Studio Paint est un logiciel de dessin, style Photoshop, mais orienté vers la production d’illustrations et de bandes dessinées, d’ailleurs son ancien nom est Manga Studio.

Prisé des professionnels dans le monde entier, il compte des outils très pratiques pour produire des BD, des mangas et même depuis peu des séquences animées.

Basé sur des brosses, des assistants (de perspective ou 3D ) des calques (bitmaps, vectoriels) c’est un logiciel à essayer, voir à posséder absolument si vous pratiquez le dessin de bande dessinée.

Décliné en 3 versions il est disponible à des prix abordables, de 40€ à 200€.

Je vous parle ici de la version EX, la plus avancée, que l’on trouve souvent en promotion aux alentours d’une centaine d’euros, ce qui est donné pour une application professionnelle de cette qualité. Il existe sous Mac, Windows et iPad.

Ce logiciel japonais et multiplateforme (mac, windows) peut être parfois un peu déroutant, et demande un peu de pratique avant d’être maitrisé. Rien de rébarbatif cependant, les avantages qu’il y a à utiliser cet outil étant énormes, et une riche documentation en ligne existe (souvent en anglais).

3 réglages à faire1 :

Les raccourcis clavier

Ce logiciel japonais, traduit dans de nombreuses langues, ne sait pas qu’il existe d’autres claviers que le clavier QWERTY

Ainsi si vous utilisez des raccourcis clavier standards, sur un clavier AZERTY, vous allez quitter le logiciel alors que vous vouliez tout sélectionner, ou fermer la fenêtre alors que vous vouliez annuler.

Heureusement, tous les raccourcis clavier sont configurables, il vous faut donc aller dans les préférences (Paramètres de raccourcis du menu Clip Studio Paint) puis de configurer les raccourcis avec A, Q, Z, W, M… etc. Bref, ceux qui posent problème à vos réflexes.

L’écran secondaire

Clip Studio Paint s’utilise avec une tablette graphique, dans l’idéal avec une tablette-écran de type Cintiq.

Dans le cas d’une Cintiq, ou de double écran, pour éviter qu’un certain nombre de bugs (légers, mais qui peuvent être agaçants) d’affichage de l’interface ne se produisent (par exemple la barre d’outils horizontale passe sous les panneaux latéraux en cas de redimensionnements) il faut configurer cette tablette-écran, ou l’écran sur lequel s’affiche la fenêtre principale de Clip Studio Paint, comme écran principal de votre ordinateur.

Sous Mac, cela consiste à ouvrir le panneau Moniteur des préférences système, et à glisser l’image de la barre des menus sur l’écran que vous voulez principal.

L’éditeur de texte

Je crois que l’éditeur de texte, dans sa version complète, n’est présent que dans la version EX.

Un peu difficile à appréhender, et comportant quelques bugs pour nous utilisateurs d’alphabet latin, ne nous en cachons pas, l’utilisation des outils textes de CSP reste quand même vraiment intéressante. Un exemple : le texte « suit » les bulles : le texte peut être lié à la bulle, et être redimensionné en même temps.

Il y a surtout un module, qui m’est maintenant indispensable pour une histoire de plus d’une page, qui permet de gérer entièrement les textes d’une histoire : l’éditeur d’histoire.

Au format texte, il permet d’importer, en une passe, tous les dialogues d’une histoire, et par la suite une fois que les dialogues sont mis en bulles, il permet de corriger ou de changer le texte des bulles. Bref un outil génial.

Mais, sans doute dû aux origines japonaises de CSP, un petit bug subsiste et survit. Il arrive (c’est un bug) que, sur une nouvelle histoire, si l’on essaye d’entrer du texte par l’éditeur de texte sans avoir préalablement disposé un petit bout de texte dans la page celui-ci s’insère à la verticale ( même si les réglages sont corrects dans le logiciel).

L’astuce consiste donc à placer normalement dans la première page, avec l’outil texte, un petit bout de texte, puis à coller le reste par l’éditeur d’histoire.

Un outil indispensable

Une fois réglés les 3 points ci-dessus, Clip Studio Paint est un outil génial, avec lequel j’ai déjà réalisé plusieurs albums édités.
Vous pouvez voir des exemples de mon utilisation de Clip Studio Paint en suivant ma chaine YouTube sur laquelle je poste régulièrement des vidéos Work in Progress. Vous pouvez aussi me retrouver parfois sur Twitch (en général, je l’annonce sur Twitter).

  1. Je travaille sur Mac, il est possible que certains bugs évoqués ici ne se produisent pas sous Windows

1916…

Les aventuriers…

Un petit wip des planches de bande dessinée sur lesquelles je planche (…) En ce moment. Les premières cases de ce projet de BD, sur un scénario de Mathieu Rebière, dessin de ma pomme (Grégoire Berquin) avec l’épicerie séquentielle dont je vous reparlerai bientôt.

Cette histoire nous plongera dans la recherche du fonds perdu de la bibliothèque municipale de Lyon. Je peux déjà vous dire que ça parle de 1914-1918, la grande guerre, à Lyon.

Pontarlier, commission de contrôle postal…
« Mais qu’est-ce qu’il en fait ? »
Clip Studio Paint